Mahler, le combat de générations II

 

 

 

Suite de la confrontation de générations dans des symphonies de Mahler avec deux orchestres bavarois : ceux de Bamberg et de Munich.

 

 

Vétéran des podiums et solide routier des pupitres, l’Indien Zubin Metha est surtout un chef de concert adulé des musiciens pour sa capacité à leur soutirer le maximum en concert. Bien que n’assumant plus la fonction de directeur de l’opéra de Munich, le chef reste un fidèle de l’orchestre avec lequel il se produit ponctuellement en concert. Ce tandem nous sort, sous étiquette Farao, une symphonie n°5 de Mahler. On sait Metha en phase avec Mahler mais ce concert n’est qu’une belle interprétation de routine que le chef survole.  

 

 

Changement d’ambiance avec le brillant Jonathan Nott qui nous offre une lecture très intellectuelle de la symphonie n°9. Bénéficiant d’un orchestre d’une plasticité saisissante et d’une précision technique à toute épreuve, Nott dépassionne le débat et accorde une importance primordiale aux différentes séquences et aux dynamiques. L’exploit du chef réside dans sa capacité à garder une grande cohérence dans la structure des mouvements et évite ainsi une trop grande disparité entre les thèmes. Certes, on peut toujours préférer Bernstein, Walter, Klemperer, Boulez, Haitink, mais le chef qui arrive ici à un niveau de maturité sans équivoque a beaucoup d’atouts à faire valoir. C’est mille fois plus intéressant que le disque survolé d’Alan Gilbert chez Bis. 

 

 

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