Pascal Rophé dirige Xenakis
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Week-end musical à Paris avec un concert de notre cher Pascal Rophé et du philharmonique de Radio France à la Cité de la musique. Il s’agissait du premier concert dans le cadre d’un double portrait Xenakis/Stravinsky qui a attiré les foules : un public très intello….Mais concentré et silencieux… Au fond ce n’est pas surprenant, Xenakis reste une sorte de mythe. Les musiciens pensaient que Xenakis était architecte et les architectes qu’il était musicien. C’est sur de tels malentendus que se fondent les réputations….
Je ne suis pas un fan absolu de sa musique, certaines pièces portent le poids des ans mais certaines merveilles subsistent !
La principale motivation de ce concert était d’entendre, en live, l’incroyable Jonchaies de 1977. Conçue pour un orchestre de 108 musiciens, cette musique volcanique est un tremblement de terre orchestral porté par des scansions des cuivres et d’une batterie de percussions. Pascal Rophé déchaîne l’orchestre porté par l’enthousiasme débridé des percussions. Malheureusement le petit volume de la « grande salle » de la Cité de la musique ne permet pas à l’orchestre d’exploser au maximum de ses capacités.
Après la pause, Pascal Rophé dirige brillamment la « suite de 1945 » tirée de l’Oiseau de feu de Stravinsky. Le philharmonique de Radio France est un orchestre qui m’est cher car j’ai découvert tout un pan de la musique par ses concerts. Jeune parisien je n’ai presque raté aucun concert de musique contemporaine de la formation entre 1995 et 2000 sans oublier les découvertes que je dois à Marek Janowski alors chef aux programmes d’une rare intelligence. A l’époque de Marek Janowski, la formation passait justement pour la meilleure de Paris. Les temps ont bien changé, malgré la jeunesse de l’effectif et en dépit de solistes de haut niveau (timbales, hautbois, basson), la cohésion d’ensemble laisse plus qu’à désirer et les disparités entre pupitres sont criantes avec des cuivres fort peu fiables.