Travaux de blog ?
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Je tiens juste à préciser que je ne suis pour rien dans la présentation “spartiate” du blog en ce moment…Un problème passager de l’interface blog.com, je suppose.

Salvatore Sciarrino 12 Madrigali
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Après la déconvenue cruelle de l’album Bussotti, passons à d’autres choses. Les Autrichiens de Col Legno publient les 12 Madrigali de Salvatore Sciarrino enregistrés lors de leur création salzbourgeoise d’aout 2009 par les Neue Vocalsolisten de Stuttgart. Compositeur prolifique, Sciarrino semble être doué d’un incontestable talent pour l’écriture vocale (que l’on ne lui retrouve pas trop dans ses œuvres pour orchestre). Composés sur des Haïkus de Mastuo Basho, ces 12 morceaux sont en fait un miroir de 6 pièces travaillées et variées lors de deux parties de courte consistance (39 mn en tout). La recherche sur les timbres, les couleurs et les ambiances donne un sentiment de fraicheur, de lumière et même de plaisir auditif…

Depuis quelques temps, Col Legno s’oriente vers une ascèse de présentation qui vire au monacal…Des pochettes de couleurs uniformes, sans illustrations…le contemporain c’est presque une punition…
le bûcher des vanités
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Cherchant quelques livres à faire lire à mes élèves (ce sera 2 par an et par niveau…) et suite à un article du Monde de samedi dernier, j’ai ressorti des étagères le Bûcher des Vanités de Tom Wolfe édité en poche en 2008.

Plus de 20 ans après sa publication, ce récit de la chute d’un Golden Boy de Wall Street n’a pas perdu de son actualité et la plume décapante de l’auteur fait toujours mouche dans l’exploration des contrastes sociaux et dans la peinture de des différentes classes sociales. On colle à Wolfe de précieuses et avantageuses comparaisons dont celle de se placer, avec talent, dans une lignée « sociale » qui nait avec Dickens et Zola. C’est en effet un très grand ouvrage…
Musique des temps perdus
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Nos amis de l’Orchestre du Luxembourg sortent un double album consacré à Il Catalogo è Questo de Sylvano Bussotti. Né en 1931, Bussotti est un touche à tout à la fois compositeur, plasticien, écrivain, metteur en scène, décorateur….bien dans l’esprit d’une certaine idée de l’avant garde…
Composée entre 1977 et 1988, cette partition de plus de deux heures nécessite un effectif gigantesque : grand orchestre, choeur, solistes vocaux et instrumentaux…Même si le XXe siècle nous a habitué aux formes XXXXL, l’auditeur reste décontenancé devant cette somme aride et sérielle jusqu’à l’usure physique. Si certains passages et assemblages d’instruments sont définitivement beaux, la vaste proportion de l’oeuvre la rend des plus hermétiques, sorte d’apocalypse orchestrale sans fin…
Reste l’effet documentaire ! Ce coffret apporte un témoignage sur une époque ou l’on ne semblait pas compter les notes et les coûts…Rompu aux musiques contemporaines, le chef Arturo Tamayo mène ses troupes avec compétence et parvient à donner un corps à cet océan inhumain de notes. L’entreprise de Timpani est naturellement des plus courageuses, mais il faut regretter un travail éditorial très succint qui ne facilite pas l’intelligibilité du colosse.
Femmes remarquables du XIXe siècle
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Pour une fois, je ne vais parler d’une nouveauté, mais d’un livre publié en 2008. C’est sous le titre de : Femmes remarquables du XIXe siècle que la journaliste Lisel Schiffer a compilé le destin et la vie de cinq héroïnes : Joséphine de Beauharnais, Germaine de Staël, Charlotte Brontë, Victoria d’Angleterre et Caroline Otero. L’auteur raconte donc 5 destinées très différentes dans un siècle particulièrement sexiste. Entre chaque histoire, Lisel Schiffer fait un gros plan sur certains aspects de la vie quotidienne et de la situation sociale au XIXe siècle.

Dans l’absolu, ce n’est certainement pas l’ouvrage du siècle, mais c’est bien écrit et solidement documenté.
Theatres of Real, la photographie britannique contemporaine
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Le très dynamique musée de la photo de la Province d’Anvers (FotoMuseum Antwerpen) a toujours témoigné d’un grand intérêt pour l’actualité. Cet été, il organise trois belles expositions et notre préférence va à celle dédiée à la photographie britannique contemporaine. L’exposition « Theatres of Real » propose le travail de huit photographes actifs Outre-Manche dans le domaine de la photographie documentaire, genre relativement prisé des jeunes artistes. La plupart des clichés évoquent des situations réelles mais sont, pour moitié, des mises en scènes réalisées pour les besoins de la photographie, d’ou le terme de post documentaire qui est employé pour les désigner (cqfd…).

Il n’empêche la fracture sociale britannique explose à travers ces différents regards. Pas de répit, avec d’un côté ou de l’autre, tout un monde violences qui donne l’impression d’un véritable drame théâtral, mais avec souvent un sens « décalé » très british. On passe ainsi des portraits de jeunes cadres dynamiques d’un grande banque de la City au suicide d’un de ces banquiers dont le cadavre ne perturbe en rien le calme d’une cité…ou d’une nuit…tout ça pour ça…
De ces huit artistes, nous attirons l’attention sur le travail de Mitra Tabrizian consacré à la « démesure » de cette économie virtuelle avec un regard juste sur la City.

C’est à voir jusqu’au 13 septembre. http://www.fotomuseum.be/
Villa-Lobos en brique chez Bis
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Il y a un an, je partais en tournée en Amérique du Sud avec l’OPL dirigé par notre cher Pascal Rophé. Dès le premier jour, nous avions écouté un concert de l’Orchestre National du Brésil dans la Sala Sao Paulo. En ce mois d’août, BIS édite en coffret économique ses enregistrements Villa-Lobos. D’un côté les Bachianas Brasileiras par cet Orchestre du Brésil (basé à Rio), dirigé par son chef Roberto Minczuk et les Choros avec l’Orchestre de Sao Paulo et son (ex) chef John Neschling. 2 orchestres brésiliens et 2 chefs brésiliens pour un coffret indispensable à tout amateur.

Un jour, l’Indien blanc sera certainement reconnu comme l’égal des plus grands créateurs du XXe siècle. On ne se lasse pas, d’écouter et de réécouter cette musique onirique, sensuelle et définitive d’une Amérique du sud réelle et rêvée. C’est un paradis sonore et auditif qui n’a que trop peu d’égal au XXe siècle. En terme de prise de son, Bis, fait partie des meilleurs labels…Ce coffret est un festin et une aubaine. Le bonheur en 7 CD…

Chanel en poche !
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La sortie du film, Coco Chanel, a donné des idées aux éditeurs. “J’ai Lu” remet en micro-format la biographie d’Henry Gidel parue en 2000 chez Flammarion. Venant concurrencer le livre multi-édité d’Edmonde-Charles Roux, ce bouquin est assez convaincant et dresse un juste portait de Mademoiselle Chanel tout en restituant le ton de l’époque autant artistique que social. On ne peut qu’admirer le sens du moment et surtout l’incroyable détermination du personnage. Chanel se moquait éperdument de la copie et disait même que « les trouvailles sont faîtes pour être perdues »….

Du travail bien fait, on regrette juste un style hyper neutre et trop journalistique pour une telle personnalité.
le guide du Tutu
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En 1997, l’Opéra de Pais avait organisé une exposition sur un accessoire indispensable de son corps de ballet : le Tutu.

A cette occasion, l’ONP avait publié un sympathique et didactique petit ouvrage sur le sujet. Rédigé par Martine Kahane et Marie-Claire Kerriou, il narre l’histoire de ce bleu de travail si particulier, tout en évoquant les grands ballets et les grandes danseuses de l‘Histoire. Un beau petit livre, illustré avec soin et attention.
Muti et Vivaldi
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Dans la série des disques « oubliés » de l’Histoire : les quatre saisons de Vivaldi dirigées par Riccardo Muti à la tête des Solisti dell’orchestra filarmonica della scala. Enregistrée en 1993 à une époque qui voyait ces partitions rester l’apanage d’ensembles sur instruments d’époque, cette version cumulait les handicaps car elle fut publiée simultanément à l’incroyable CD d’Il Giardino Armonico pour Teldec, version à la débauche de tonus et d’énergie.

Incontestablement Muti aime cette musique et dirige avec classe un orchestre discipliné et aux belles couleurs. Bien sur, on ne pense pas recommander ce disque, il n’empêche, il s’agit d’un beau disque d’orchestre dans un style propre sur lui qui ne dérange pas mais qui s’affirme avec beaucoup de musicalité. Cette galette rapidement supprimée du catalogue est désormais disponible dans la collection économique « EMI Encore »