Centenaire des Ballets Russes
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized
En prélude au Centenaire des Ballets russes de Diaghilev, Monaco organise une exposition commémorative (que nous ne verrons pas !). On peut tout de même se consoler avec le très beau catalogue qu’éditent les excellentes éditions Skira.
Josef Suk : Asrael
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized
J’ai assez négligé cette merveilleuse partition, sorte de synthèse toute personnelle des musiques symphoniques du début du XXe siècle, avec un talent d’orchestrateur exceptionnel. Une nouvelle (et excellente) version vient de sortir et elle nous rappelle l’importance de cette pièce. Il s’agit de l’enregistrement de Vladimir Ashkenazy et de l’orchestre philharmonique d’Helsinki pour Ondine.

Sauf erreur de notre part, nos amis de l’Orchestre National de Belgique viennent juste d’enregistrer la partition sous la direction de Walter Weller.
Le Montespan
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized
Réédition en livre de poche du Montespan de Jean Teulé. Si l’histoire de Madame de Montespan, maitresse du Roi soleil, est connue, celle de son mari Louis Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, l’est moins. Pourtant, refusant l’honneur d’être l’époux d’une maitresse du roi et d’en tirer de nombreux avantages ; le marquis crache sa colère et fait grand tapage. Au nombre de ses exploits : un jour de 1669, il se présente à la sortie du Conseil à Saint Germain et attend le roi à la tête d’un carrosse tendu de noir, orné de bois de cerf et de grands voiles sombres….La plume virtuose et drôle de Jean Teulé fait revivre ce personnage.
Autre livre sur le sujet des cocus : l’Histoire de l’adultère par Agnes Walch (Perrin), rétrospective érudite, précise et drôle sur le sujet.
Aix 2009 : Mes concerts sont riches
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized

Alors que l’opéra semble en perte de vitesse qualitative, Aix (comme Salzbourg) s’impose plus comme un festival de concerts. Il faut dire qu’une résidence de trois concerts avec Rattle et Boulez à la tête de la Philharmonie de Berlin cela fait une belle accroche dans une brochure….
C’est maître Pierre qui ouvre donc la série Berliner Philharmoniker avec un programme 100 % Boulez : Bartok/Ravel et Boulez.
Dans la musique pour cordes, percussions et célesta de Bartok, Boulez est, comme toujours, hyper précis et met en avant l’incroyable flexibilité technique des cordes du Berliner même si le chef français est plus cérébral que sanguin…
Rejoint par Pierre Laurent Aimard, l’équipe interprète le concerto pour La Main gauche de Ravel avec une rage fauviste et, comme toujours, un magnifique équilibre des pupitres et des nuances. Apothéose finale avec les Notations de Boulez, l’un des plus exceptionnels chefs d’œuvre de la musique contemporaine. Bien introduites par Pierre Laurent Aimard qui en joue les versions piano seul, ces pièces font exploser l’orchestre et soulèvent le public d’enthousiasme. Une petite notation, jouée en bis, récompense le public.
Autre concert de Berlin, cette fois avec Rattle avec l’Acte I du casse noisette de Tchaikowski et le Sacre du printemps de Stravinsky. On passe rapidement sur un casse noisette bien troussé par un Rattle à son aise dans cette musique mais face à un orchestre qui marque un léger coup de fatigue (le programme de la résidence des Berlinois est tout simplement démentiel d’exigences techniques). En seconde partie un Sacre bien léché mais trop souvent séquentiel en dépit de très beaux passages. L’orchestre se montre ici survolté…Un beau concert quand même…

Pour terminer demain : deux autres grands moments Louis Langrée et G.Kurtag.
Aix 2009 : Mozart et la cage en acier
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized
Seconde nouvelle production officielle du festival : Idomeneo de Mozart selon une autre star française de la mise en scène : Olivier Py. Bien que je vais insister sur quelques points discutables, ce spectacle est tout de même autrement plus abouti et mieux troussé scéniquement que les productions de Wagner et d’Offenbach et fait honneur au rang international du festival…

Réduisant le décor à un enchevêtrement d’armatures métalliques sans cesses bougées par les manutentionnaires, Olivier Py resserre l’action au maximum oubliant parfois qu’il dirige une production d’opéra et non un oratorio scénique. Mais, en dépit d’images et de symboles très faciles (l’immigration et ses flots de réfugiés) ou obscurs (final de l’acte I), ce spectacle s’avère cohérent et relativement prenant avec une belle justesse dans le traitement des rapports entre père et fils. Si le scénographe revoyait sa copie avec une élimination des signes et symboles abscons, cette production marquerait indéniablement son époque.
Côté chant, c’est un ténor (Yann Beuron) qui affronte le rôle d’Idamante avec un certain brio. Belles prestations de M.Delunsch, S.Karthäuser et X.Mas. Richard Croft est un Idoménée parfait avec une fraicheur vocale qui sied à merveille au rôle (et au redoutable « fuor del mar »)et de justesse stylistique.
Dans la fosse, Minkowski dirige avec (trop) d’énergie et s’avère trop souvent sec et brutal, mais il fait tout de même animer le discours dans une acoustique qui n’aide pas. Des Musiciens du Louvre on pointe des cors gère précis…Superbe prestation du Rundfunk Chor de Berlin.

Filmé pour Arte et certainement édité en DVD chez Bel Air, ce spectacle s’inscrit logiquement dans l’histoire du festival et efface une série de cruels échecs mozartiens consécutifs.
Aix 2009 : Orphée a perdu le chemin des enfers
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized
La traditionnelle production confiée aux jeunes chanteurs de l’académie de musique est, cette année, consacrée à Orphée aux Enfers d’Offenbach. Fausse bonne idée qui bute sur les chanteurs et la mise en scène.
Grande satisfaction tout de même la direction, tout simplement phénoménale, du jeune Alain Altinoglu à la tête de la Camerata Salzburg. Le chef français donne une leçon de théâtre et de style alliant l’efficacité dramatique et l’ironie mordante de cette partition. Loin du « zim boum, zim boum », Alain Altinoglu fait exploser la fosse.
La mise en scène d’Yves Beaunesne se complait dans une facilité déconcertante et surtout terriblement ringarde avec son esthétique « fin de siècle », ses gags interminables et son côté didactique IIIe république. Il est tout de même un peu triste, surtout après les réussites implacables de Laurent Pelly, de remonter le temps ainsi avec un cachet qui fait indéniablement « province », c’est bien dommage car cette œuvre est une merveille musicale et dramaturgique et cette production apporte un fleuve à ceux qui pensent qu’Offenbach c’est ringard…

Mais le plus problématique réside dans les chanteurs. Certes, il s’agit de jeunes chanteurs mais personne de cette distribution n’atteint un niveau « international » que l’on est en droit d’attendre d’un tel festival. Il est tout de même curieux d’avoir choisi cette œuvre qui en termes d’exigences musicales et stylistiques devrait rester l’apanage de chanteurs d’expérience.
Après deux textes mitigés, la prochaine étape de ces comptes rendus aixois seront consacrés aux concerts (fort nombreux) et à la nouvelle production d’Idomeneo.
Aix 2009 : Un Crépuscule qui cherche ses dieux…
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized
Fin de Ring au Festival d’Aix ! L’idée assez fantastique de confier le Ring à Simon Rattle et à l’Orchestre Philharmonique de Berlin se sera imposée comme un évènement majeur dans le monde musical en dépit d’un prix des places vertigineux. A entendre les nombreuses langues parlées à l‘entracte, on était venu de loin pour entendre Sir Simon Rattle et ses musiciens. Cependant, cette production de grand luxe soulève de nombreuses questions :
Côté scénique, le travail de Stéphane Braunschweig peut être qualifié d’échec total. Déjà la Walkyrie vue il y a deux ans, ne dépassait pas le stade de la gentille illustration, mais ce présent Crépuscule des Dieux est un plantage absolu. Adulé de l’intelligentsia et de la presse parisienne, le scénographe n’a absolument aucunes idées et se borne à planter ses personnages sur scène. C’est très statique et très pesant. Le plus énervant réside dans l’absence de choix clairs entre une abstraction aride revendiquée dans les décors et les postures et des détails ultra réalistes et lourdement didactiques. Ce « ni trop moderne », « ni trop classique » prête juste au ridicule. Par ailleurs les costumes sont d’une infinie laideur.
Dans la fosse, Sir Simon Rattle termine son premier Ring. Après un triomphe dans la Walkyrie, le chef anglais est trop sur la réserve. On pointe une fluctuation des tempi et une absence de lignes de forces qui font que la partition se retrouve séquencée et fragmentée. Rattle est parfois hyper lent, au risque du décrochage surtout dans le prologue quasi statique et dans le Lied de Waltraute (Anne Sophie von Otter semble ainsi à la peine freinée par un chef qui a sorti les aérofreins). Par ailleurs à force de vouloir insister sur des détails et sur un certain côté sec et dynamique de la partition, le chef est trop souvent brutal et oublie de serrer les vis dans les tutti qui perdent ainsi leur côté explosif. Enfin il faut parler de l’orchestre techniquement parfait mais qui a perdu un certain sens naturel du phrasé wagnérien. L’acoustique du Grand théâtre n’aide pas la vision du chef et des pupitres de l’orchestre surtout dans les passages à haut volume sonore. Entendons nous bien, il ne s’agit pas de détruire ce travail d’orchestre, Rattle est un wagnérien assez intéressant qui mérite de retravailler son sujet car la Walkyrie était géniale mais ce crépuscule bien moins pertinent.

Côté chanteur, si l’on considère les redoutables difficultés de ces rôles, on peut s’estimer très satisfait. Ben Heppner, bien que de moins en moins à son aise, s’économise aux actes I et II et se montre déterminant à l’acte III. Belles prestations de Gerd Grochowski et Mikhail Petrenko.
Copyright photo : festival Aix en Provence
Blog en pause
Posted by Tritri | Filed under Uncategorized