Gezeiten à La Monnaie

L’Allemande Sasha Waltz (née en 1963) est très en vue à La Monnaie. Après son décevant travail sur  Didon et Enée de Purcell, l’année dernière et avant Médée de Dusapin la saison prochaine et en attendant Carmen ultérieurement….La Chorégraphe revient avec un spectacle de danse Gezeiten (Marée) créé en 2005 à Berlin.



 

Tout commence très bien par une séquence classique mais assez époustouflante sur fond de musique de Bach (Suites pour violoncelle  jouées en direct par un instrumentiste au son enrhumé et terne). C’est lent, ondulant mais, la rigueur de la construction et la virtuosité des 16 danseurs font mouche. Tout se complique rapidement pour évoluer vers une déconstruction post nucléaire. La rigueur du début fait place à un feu d’artifices d’effets. Les corps des danseurs, travaillés par une série de catastrophes, deviennent torturés. Le décor lui aussi subit les dommages de cette furie qui envahie de le plateau.

 

C’est loin d’être inintéressant, c’est souvent brillant et drôle mais trop souvent aussi volontairement gratuit et plus proche du happening théâtral que du spectacle de danse. C’est aussi assez long : 1h45 sans pause. Une production digne d’intérêt tout de même…

     

Crédits photograhiques : PP Hofmann