architecture now vol.6
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Le volume 6 d’Architecture Now des éditions Taschen est arrivé. Ce panorama des tendances actuelles de l’architecture nous emmène sur tous les continents et propose autant des grandes formes que des petites formes. On est heureux de voir à quel point l’architecture « déconstructive » est en passe de devenir un courant majeur dont les réalisations, loin de rester, à l’état d’ébauche ou de projets, façonnent certaines villes modernes. Longtemps concepteur principal chez Coop Himmelb(l)au avec des réalisations comme l’Akron Art Museum et le BMW Welt à Munich, Tom Wiscombe s’est lancé à son compte avec des projets radicaux…à découvrir dans ces pages.

Tristement la Belgique, n’est pas représentée dans cet ouvrage. Pays d’architecture, il est dommage qu’aucune réalisation n’y figure. On espère vivement que les futures grandes oeuvres à venir : Gare des Guillemins, Musée Hergé à Louvain la Neuve, nouveau Musée des Beaux Arts de Leuven….soient représentées dans les futures éditions de cette somme qui donne quand même un certain « la » de ce qui compte dans l’architecture mondiale.
Osmo Vanska en concert
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Dans le cadre d’une tournée en Europe, Osmo Vanska et son orchestre du Minnesota faisaient escale à Cologne. Assez peu d’affluence pour ce programme américano danois : Adams (Slominsky Earbox) /Barber et Nielsen (symphonie n°5). Je n’avais jamais vu, en concert, l’excellent Osmo Vanska ; assurément le chef finlandais est un musicien de haute volée et il possède une technique de direction remarquable en terme de précision. Resté célèbre auprès des discophiles pour ses disques avec A.Dorati, l’orchestre du Minnesota confirme le très haut niveau des orchestres américains de rang « B« , c‘est à dire qui ne font pas partie des « big five« . On note une large palette de nuances, une flexibilité optimale avec quelques belles individualités surtout chez les vents. Ce qui frappe c’est la connaissance des différents styles musicaux : en bis Vanska proposa une danse slave de Dvorak, tube téléphoné, mais pour la première fois, le public n’a pas entendu du « zim boum boum » clinquant mais une âme slave ! C’est la différence entre l’orchestre du Minnesota et les autres formations de prestige étasuniennes : la phalange n’est peut être pas une machine à jouer comme New York ou Chicago, mais elle possède une âme.

De ce concert, on peut retenir la prestation de Josua Bell dans le concerto pour violon de Barber. Comme toujours, on, admire autant le musicien que le technicien. En bis : Souvenirs d’Amérique de Vieuxtemps
Bilan très positif pour un chef trop méconnu encore dans les pays francophones…
The Undertones
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Les Soviétiques en Afghanistan
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On la doit à Mériadec Raffray :
http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/cahiers_drex/cahier_recherche/sovietique_afghanistan.pdf
Boesmans, en entretien
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Vieuxtemps et le Violon
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Cette semaine l’OPL proposait au public de Bruxelles et Liège, le concerto pour violon n°4 d’Henry Vieuxtemps. Des 7 concertos pour violon laissés par le virtuose belge, le n°4 est avec le n°5, celui qui est considéré comme « le meilleur ». Ces partitions sont curieusement tombées dans un oubli quasi total et plus jamais programmées…. Pourtant, jusqu’aux années 1950, ces partitions faisaient partie des pièces incontournables des prodiges de l’archer : Heifetz et Grumiaux en ont laissé des gravures inoubliables. On reste d’autant plus surpris que ces pièces de parade sont absentes des finales des concours alors qu’un jeune prodige aux bras d’acier casserait la baraque avec une œuvre comme le concerto n°4.
Lauréat du Reine Elisabeth 2001, Boris Brovtsyn a lui « cassé la baraque » lors de deux concerts. Certes, sa sonorité très personnelle est assez éloignée d’un certain idéal franco belge (genre Grumiaux) mais sa technique et son engagement ont fait un sort à cette musique.

Notons que l’OPL, sous la direction de Paul Strauss, avait enregistré les concertos n°5 et n°7 avec Rudolf Werthen pour EMI. Un disque bien oublié…jamais réédité en CD
Dans le même temps, DECCA ressort un gros coffret consacré aux pièces majeures pour violon. Certes, on pourra toujours ergoter sur certaines choix et certaines absences. Il n’empêche pour le prix de 3 CD, on peut retrouver des trésors comme les concertos de Berg et Stravinsky par Arthur Grumiaux.

Les savants d’Hitler de John Cornwell
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On connaît l’Historien et journaliste John Cornwell depuis son Le pape et Hitler (1999) qui continue de secouer les opinions. Cornwell se lance maintenant dans un second ouvrage dédié aux liens entre les Sciences, les scientifiques et le régime Nazi. Long, bien documenté et écrit par un auteur qui maîtrise le sujet, l’ouvrage, dans sa globalité, est un indéniable apport à la bibliographie. « Contextualisant » la Science en Allemagne, l’auteur débute son analyse par un portrait de la Science allemande au tournant du XXe siècle, alors que l’Allemagne s’affirme économiquement sur le podium mondial grâce à ses laboratoires de recherche. Il ne clôt pas son livre avec la chute des Nazis mais poursuit ce « panorama » avec une évocation du devenir post 1945 de nombre de ces savants.
Si j’utilise le terme « panorama » c’est que l’immensité du sujet, en dépit de l’érudition de l’ouvrage donne parfois l’impression d’une suite de séquences. En effet, les domaines à couvrir sont gigantesques de l’aviation aux mathématiques, de la chimie à la médecine… Mais le tout donne quand même le vertige car des compagnons de routes, aux nazis militants et enragés en passant par les opportunistes carriéristes, les liens entre Sciences et nazisme débouchèrent sur des atrocités impensables.

On suit moins l’auteur dans certaines de ses conclusions sur d’autres compromissions ultérieures des scientifiques alors que certains chiffres ne sont pas toujours très précis.
Il n’empêche que cet ouvrage comble une lacune des bibliographies en langue française et qu’il démontre bien la compromission des hommes de Sciences avec Hitler.
Yvonne Princesse de Bourgogne de Boesmans
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Pour sa dernière année à l’opéra de Paris, Gérard Mortier ne pouvait s’empêcher de passer commande au meilleur compositeur belge actuel : Philippe Boesmans. Défi pour le compositeur car il abandonne la langue allemande pour écrire sur un texte en français et retour aux vastes proportions (2 heures et 4 actes) après les expérimentations de chambre de Julie.
Boesmans est un orchestrateur de génie et il possède un don quasi inégalé (à l’exception de John Adams, on ne lui voit pas de rival dans le domaine lyrique) pour structurer un opéra. Son tissus orchestral se fait vaporeux et suggestif comme un halo d’une lumière filtrée. L’orchestre (plutôt l’ensemble de chambre) n’est presque pas utilisé en tutti et le compositeur élabore des alliages de timbres dosés avec un sens naturel de la couleur et de la respiration. Chaque évolution dramatique est accompagnée d’une couleur musicale particulière. Les chanteurs viennent se fondre dans ce kaléidoscope musical avec un style assez proche de la déclamation de Pélleas. Luc Bondy, fidèle du compositeur, sait quant à lui, tisser un livret optimal (souvent le point faible des opéras contemporains) avec une caractérisation parfaite des différents personnages. Cambreling qui troque l’orchestre de l’Opéra contre son KlangForum de Vienne est à son meilleur dans cette musique ; la distribution est très engagée mais inégale : beaucoup de non francophones, une Mireille Delunsch incompréhensible et un chambellan à court de voix. Par contre, mention d’excellence pour Yann Beuron.
Côté mise en scène, on retrouve le savoir faire « bcbg » de Bondy, dans des décors, encore plus « bcbg » de R.Peduzzi et des costumes bien « bling bling » et faussement « fashion ».
De longues acclamations récompensent ce superbe opéra et ce spectacle qui a beaucoup séduit le public hyper bourgeois et conservateur de cette matinée :« c’est pas mal pour du contemporain… ».
Reprise de ce spectacle en 2010 à La Monnaie
CR : Ruth Walz/Opera de Paris
soirée bolchévique
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Succès d’estime pour ce spectacle qui semble une caricature des mises en scènes « radicales » de l’école germanique : cris, crachats, vidéos omniprésentes…le tout dans une esthétique cheap et kitsch…
(Basson)x(Basson)x(Basson)
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Comme l’artiste l’explique dans une intéressante, notice de présentation, les compositeurs contemporains ont offert à cet instrument de nouvelles possibilités expressives et presque infinies… Ce disque s’articule autour de pièces de compositeurs « dans le vent » : Olga Neuwirth, Daï Fujikura et Bruno Mantovani. Comme toujours, la pièce la plus fascinante est celle de Bruno Mantovani : son « mois d’octobre » pour basson et piano propose un beau travail sur la sonorité et les timbres. On reste plus réservé devant les explorations néo brutistes d’Olga Neuwirth avec un « In Nacht und Eis » pour basson et violoncelle assez pénible. Fort heureusement, ses autres pièces sont plus relevées, parfois inspirées comme « Zefiro aleggia » pour basson et ensemble, mais sans atteindre le niveau d’un Mantovani.

Un très beau et original disque….quand même