Jules Schmalzigaug, belge et futuriste

Alors que la grande exposition « Futurisme » à Paris, le boude ; ce dimanche est
l’occasion d’évoquer la figure de Jules Schmalzigaug, peintre belge et surtout
futuriste.

Né à Anvers, l’artiste (1882/1917) se forme à Bruxelles dans la classe d’Isidore
Verheyden, peintre naturaliste bien oublié dont il suit alors l’esthétique. En
1910, il multiplie les visites à Paris et fréquente avec régularité les
modernistes et les cubistes en particulier. En 1912, le Manifeste des peintres
futuristes et une exposition à la galerie Bernheim Jeune, le secouent et le
jeune homme se rend à Venise tout en se convertissant aux formes futuristes. En
1914, il prend part à l’exposition : Prima Espozizione Libera Futurista
Internationale à Rome. La guerre éclatant, il se réfugie en Hollande tout en
poursuivant son travail. Très fragile mentalement, il se suicide en 1917.

Propriété des Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique, le portrait du Baron
Francis Delbeke reste le tableau le plus connu de son auteur. Cette gouache et
pastel sur carton  de 1917 (89,5×125,5) présente le baron Delbeke à son bureau
de travail. L’espace est découpé par des rayons du soleil en une série de
triangles. Le peintre fait ici tourner la lumière reflétée par une multitude de
prismes. Curieusement alors que les futuriste exhalent la vie moderne et la
civilisation industrielle, ce portrait associe un certain naturalisme au
langage syncopé et énergique des futuristes.

Nous parlerons prochainement d’un autre peintre belge proche des futuristes :
Prosper de Troyer.